Bienvenue sur le site de la Société d'Etudes Psychiques de Nancy !


   Rubrique bibliothèque: des animations à la bibliothèque auront lieu


 les 04 février, 4 mars, 1er avril 2023


Vous trouverez ici les dates de nos conférences, de nos causeries à la Bibliothèque, les noms des conférenciers, médiums invités par l’Association et leurs histoires de vie qui les ont amenés à la Spiritualité.

Les thèmes des conférences seront également évoqués pour que vous cerniez le sujet avant votre visite.

En déambulant, vous connaîtrez l’histoire de la Société d’Etudes Psychiques dans cette belle ville d’Emile Coué qu’est Nancy et vous découvrirez le visage de ses pères fondateurs.

Il y a comme une sorte de joyeuse prédestination, n’est-ce pas ?

Quelques pages seront également consacrées à des moments de méditation.

Les grands événements tiendront le haut de l’affiche, bien sûr.

N’hésitez pas à vous abonner, à nous poser des questions, à visiter aussi notre page Facebook.

Nous concevons notre site à multiples voix, multiples vies, pour que la spiritualité donne un regard à ces mots où chacun pourra, s'il le désire, se connaître et se reconnaître.

Nous vous souhaitons une belle promenade ici.

Entrez ! Faites comme chez vous !

La Société d’Etudes Psychiques de Nancy

Comment être membre de la Société d'Etudes Psychiques de Nancy ?

Tarifs pour les conférences

8 euros la conférence pour les adhérents qui souscrivent à l’Association avec une carte d’adhérent à l’année.

Prix de la carte d'adhérent : 8 euros.

Etudiants et RSA : 3 euros

Non adhérents : 10 euros

Tarifs pour l’adhésion à la Bibliothèque

Il vous suffit de souscrire à une carte d’abonnement (comme pour toute bibliothèque et médiathèque). Cette carte est réservée uniquement à la bibliothèque.  Elle coûte 15 euros. Elle est personnelle, valable 1 an et vous donne le droit d’emprunter des livres (carte d'adhérent à 8 euros obligatoire avec l'abonnement bibliothèque de 15 euros) 

 Elle permet aussi de participer à des causeries dans une ambiance conviviale moyennant une participation aux charges de la bibliothèque de  5 euros par personne à chaque animation, et  à condition d’avoir réservé sa place au préalable auprès de la responsable de la bibliothèque (nombre de places limités en salle bibliothèque, 19 places possibles y compris responsable de la bibliothèque)

Il y aura toujours

un livre pour élargir vos connaissances  à l'échelle de l'univers,

un mot pour guider votre regard un peu plus loin encore,

un espace de silence pour entendre ce qui est destiné à être dit,

une coïncidence entre la question et la réponse,

entre la lueur et le sourire...

La Société d'Etudes Psychiques de Nancy d'hier à aujourd'hui

Source : Wikipedia ; Von I, Alberto Fernandez Fernandez, CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2591253 ; Engel Apotheke, Pharmacie à Vienne reprenant le style nancéien de l'Art Nouveau

Source : Wikipedia ; Von I, Alberto Fernandez Fernandez, CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2591253 ; Engel Apotheke, Pharmacie à Vienne reprenant le style nancéien de l'Art Nouveau

La Société d'Etudes Psychiques de Nancy porte ce nom depuis 1901

mais elle a vu le jour vers 1880 sous le nom de l'Ecole de Nancy.

Le Docteur LIEBEAULT opérait à la faculté de Nancy.

Des résultats sensationnels étaient obtenus par sa compétence d'hypnotiseur.

Il employait cette méthode sur les malades qui ne supportaient pas l'anesthésie faite par chloroforme.

Le Professeur BERNHEIM et d'autres chirurgiens de l'époque faisaient régulièrement appel à lui

dès qu'ils devaient pratiquer une opération sur un patient allergique au chloroforme.

La notoriété de cette méthode fit accourir à Nancy de nombreux élèves

et parmi eux le célèbre Sigmund Freud.

Toutes ces recherches laissèrent entrevoir de nouvelles possibilités dans le monde médical.

Des centres de recherches furent ainsi créés en France puis à l'étranger, notamment en Suisse et en Belgique.

Comprenant l'importance que ces groupes prenaient, les médecins fondateurs de l'Ecole de NANCY

créèrent une structure associative loi 1901 :

La Société d'Etudes Psychiques de Nancy

Messieurs Westermann et Millery, Ingénieurs Chimistes ainsi que Monsieur Mongel Ingénieur des Arts et Métiers,

tous passionnés par ces recherches sur les potentiels inconnus de l'humain,

s'inscrivirent dans l'oeuvre commencée par nos illustres fondateurs.

Des groupes d'étudiants continuèrent à mener ces travaux jusqu'au jour où ces informations parvinrent à un autre homme mondialement connu :

l'illustre Emile COUE, l'auteur de la célèbre méthode Coué.

Héritière directe de l'Ecole de NANCY, cette association à but non lucratif,

s'attache aujourd'hui à privilégier le caractère humanitaire donné par ses fondateurs

en continuant de favoriser le développement moral et spirituel de la personne humaine.

La S.E.P. est gérée par un comité de 10 membres élus en assemblée générale

et renouvelés périodiquement.

Toute personne peut devenir sociétaire après avoir acquitté sa cotisation annuelle.

Association à but non lucratif (loi 1901), son fonctionnement est uniquement assuré

par les cotisations de ses sociétaires et par les frais de participation aux réunions.

L'héritage de la Société d'Etudes Psychiques : l'Ecole de Nancy

La Société d'Etudes Psychiques a un solide héritage : l'Ecole de Nancy .

L'Ecole de Nancy ou l'Alliance Provinciale des Industries de l'Art

Quel en est l'objectif ? Utiliser des matériaux pérennes comme le fer, l'acier, le bois, le verre pour transcrire le mouvement de l'éphémère, de l'évanescent : un vol de libellule, une lueur sur le point de disparaître et qui bat encore, le tremblement d'un nénuphar, l'ombre d'une ombelle sur l'herbe, le reflet d'une feuille de gingko dans l'eau. A ce titre, l'Art Nouveau de l'Ecole de Nancy s'inspire des motifs et techniques picturaux japonais.

On sait que le peintre et botaniste japonais Hokkaï Takashima fut en visite à Nancy de 1885 à 1889. L'Ecole de Nancy reprend également le style impressionniste initié par Claude Monet.

Vous retrouverez la délicatesse d'un mouvement saisi sur le vif, l'éblouissement d'un vol capté dans l'instant, l'ondoiement d'une volute sur les vases d'Emile Gallé ou de Daum.

De même, en architecture, les motifs de l'arrondi, de la courbe, de l'angle issus de l'art baroque sont repris. Le regard, par exemple, ne cesse de cheminer à travers les lignes verticales et courbes, les galbes de la Villa Majorelle. On assiste à un véritable éclatement de la structure cubique. 

Les jeux de couleurs et de reflets propres à cet art baroque sont aussi utilisés dans le vitrail. Le goût esthétique pour le miroir qui reflète un autre miroir éclairé par des lampes ciselées est particulièrement répandu dans les maisons et les cafés tels que le Café l'Exelsior.

C'est donc à juste titre que l'Ecole de Nancy est assimilée à l'Art nouveau.

Vase Daum ; Source : Wikipédia ; Domaine public

Vase Daum ; Source : Wikipédia ; Domaine public

L'Ecole de Nancy ou l'art de l'hypnose

Percer les mystères de la Vie, tel est le dessein de l'Ecole de Nancy qui se déploie également dans le domaine de la psychologie.

Avec l'Ecole de la Salpêtrière, elle est l'une des grandes écoles qui initia l'hypnose en France. Les célèbres médecins Ambroise-Auguste Liébeault et Hippolyte Bernheim soignent leurs patients par l'hypnose dite "autoritaire" reposant sur des suggestions telles que "Désormais, vous vous sentez mieux ", "le calme vous envahit", "vous êtes confiant".

Cette technique inaugure la psychothérapie, utilisant l'hypnose clinique, la psychologie et la psychanalyse. Sigmund Freud a consacré une partie de ses travaux aux observations des docteurs Liébeault et Bernheim. L'hynose révéla son efficacité notamment dans le traitement de nombreuses "hystéries".

Elle a pour but de détourner l'attention du patient de ce qui le préoccupe ou lui fait mal vers un point précis qui accapare toute son attention, voire le fascine. Le patient ainsi se libère de toutes sortes d'influences qui envahissent sa conscience. On retrouve le même principe dans la méditation.

C'est en se fondant sur les travaux du magnétisme animal découvert par Franz-Anton Mesmer à la fin du dix-huitième siècle que les médecins de l'Ecole de Nancy pratiquèrent l'hypnose : la transe, apparemment irrationnelle, pouvait être provoquée de manière tout à fait rationnelle par l'art de la suggestion, le pouvoir de la volonté, la direction de l'intention.

Enfin, la puissance de l'esprit commence à être connue. Grâce aux médecins de l'Ecole de Nancy, on sait qu'il n'est pas de fatalité dans les maladies qui concernent autant le corps que l'âme. L'homme peut redevenir maître de sa destinée... L'occasion est donnée à tout homme d'accéder de façon contrôlée à ses rêves, désirs, solutions, pulsions de vie - autrement dit au langage de l'âme que le Mouvement de l'Ecole de Nancy a voulu tracer dans l'Art et capter dans la Médecine.

L'héritage de la Société d'Etudes Psychiques de Nancy : Emile Coué, le thérapeute du corps et de l'esprit

Le pharmacien et psychologue Emile Coué aux Etats-Unis en 1923, Domaine public

L'Ecole de Nancy a eu sa figure de proue : le célèbre docteur Emile Coué.

Emile Coué de la Châtaigneraie est né le 26 février 1857 à Troyes. Après de brillantes études, il veut devenir chimiste. Mais son père est un modeste employé de chemin de fer. Il est dans l'impossibilité pécuniaire de lui payer ses études.

Aussi le jeune Emile Coué s'oriente-t-il vers des études de pharmacie qu'il réussit. La destinée emprunte pour lui un chemin détourné. Emile Coué ouvre une officine et il a l'intuition de toujours ajouter à la formule chimique de la fiole qu'il vend à son patient une formule encourageante, positive, pleine d'empathie et d'espoir. Emile Coué constate ainsi que le patient guérit plus vite et revient le voir pour le remercier.

Le pharmacien et psychologue Emile Coué aux Etats-Unis en 1923, Domaine public

Une notoriété reconnaissante s'étend à son égard dans la ville de Troyes.

Emile Coué a découvert l'effet placebo (du latin je plairai). Le mal-être n'est pas une fatalité. Il peut être modifié par le pouvoir du langage lui-même renforcé par la puissance de l'imagination ou de la visualisation créatrice.

A partir des années 1886, la vie d'Emile Coué va connaître un tournant décisif. Celui-ci se rend à Nancy où il découvre les travaux des docteurs Liébeault et Bernheim. Il approfondit la méthode de la suggestion positive grâce au processus de l'hypnose.

Il constate que la maladie est une porte à double entrée : venant de l'état psychologique de l'individu, elle affecte son état physique et, venant de l'état physique de cet individu, elle affecte son état psychologique. Il faut donc agir dans les deux dimensions. Emile Coué découvre que la définition de l'être humain ne saurait se réduire à ses limites physiques. Celui-ci possède en lui quelque chose de bien plus vaste, de profond, d'inconnu, cette part océanique que le psychanalyste Karl Gustav Jung attribue métaphoriquement à l'inconscient et qui demande à être explorée par l'imagination.

Mais l'imagination ne peut aller seule. Tel un bateau, elle demande à être guidée par un gouvernail qui est la volonté. Si la volonté, par la suggestion verbale, accompagne efficacement l'imagination, les deux forment un bel attelage qui multiplie conjointement et réciproquement la puissance bénéfique de chacune.

Emile Coué élabore ainsi la méthode Coué. Sa prescription ? Répéter cette seule phrase

"Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux."

Sa posologie ? A répéter vingt fois matin et soir, devant son miroir si possible et pendant vingt et un jours au minimum, le temps que cette phrase laisse sa trace dans le subconscient. 

En 1910, Emile Coué ferme son officine de Troyes. Il s'installe à Nancy où il ouvre une clinique rue Jeanne d'Arc. Puis, il s'associe avec le philosophe et psychanalyste Charles Baudouin en fondant l'Ecole lorraine de psychologie appliquée. La publication de son ouvrage en 1922 La Maîtrise de soi-même par l'autosuggestion consciente le rend internationalement célèbre.

Il voyage dans toute la France, en Suisse, en Belgique, en Angleterre où il est sollicité pour soigner le bégaiement de Beartie, futur roi George VI qui devait incarner ultérieurement la résistance au fascisme par ses discours. Ses travaux furent repris par le thérapeute qui soigna Beartie au moment où ce dernier dut régner : Lionel Logue.

Emile Coué donne beaucoup de lui, partout, sans compter. Epuisé, il contracte une pneumonie dont il décède à Nancy, le 09 juillet 1926, la ville qui lui permit de donner une renommée internationale à ses découvertes. Un buste de commémoration a été érigé en son honneur au Parc Sainte Marie en 1936.

Il initia la pensée positive très en vogue aux Etats-Unis à partir des années 1960 dont les successeurs furent Louise Hay, Wayne Dyer, Joseph Murphy.

Emile Coué est considéré, avec Karl Gustav Jung, comme le fondateur de la psychologie appliquée : l'être humain possède un formidable allié, l'imagination qui, accompagnée par une volonté bien dirigée, éclaire la nuit profonde de son inconscient pour en dissiper les images néfastes influençant sa santé à la fois morale et physique.

L'homme n'est donc pas soumis à sa maladie, quelle qu'elle soit. Il peut être le capitaine de son corps et de sa psyché s'il puise dans la richesse de son imagination les ressources verbales et créatrices nécessaires pour bien vivre.

L'héritage de la Société d'Etudes Psychiques : la Théosophie

Vous pourrez vous apercevoir au fil des conférences que nous invitons des conférenciers théosophes.

La théosophie vient du grec "theos" qui signifie Dieu et "sophia" qui signifie "sagesse". C'est une science ancienne, initiée par les philosophes antiques de la ville d'Alexandrie, dits "amoureux de la vérité" ou "philatètes" et qui considéraient que le théosophe était à la fois "un philosophe, un artiste et un prêtre de très haut niveau". (1)

Le théosophe, comme son nom l'indique, a pour quête la connaissance de la sagesse divine.

Qu'est-ce que la théosophie ?

Celle-ci est rendue possible par la compréhension des analogies (le conte, le mythe sacré permettant un déchiffrement des multiples réalités de l'univers) et l'art de l'intuition. L'étude du système des correspondances comme approche de la création divine trouvera son apogée dans les cercles poétiques et philosophiques de la deuxième moitié du du dix-huitième siècle et du dix-neuvième siècle avec notamment Swedenborg, Baudelaire et Rimbaud qui donneront des couleurs aux sons, des sons aux couleurs et établiront des liens de réciprocité entre l'horizontalité et la verticalité, la terre et le ciel...

De même, Madame Helena Petrovna Blavatsky fonde à New-York, le 17 novembre 1875, La Société Théosophique qui influencera la doctrine de Ghandi. Pour Madame Blavatsky, "il n'y a pas de religion supérieure à la vérité". (2)

Son enseignement se fait le porte-parole des enseignements des mahatmas indiens Moryah et Koot Hoomi avec lesquels Madame Blavatsky entre en contact médiumnique.

Que disent ces enseignements ?

Il est un principe de vie en chaque chose et en chaque être.

L'âme humaine est intemporelle, immortelle et, pour cette raison, tournée vers un splendide futur.

Il est une loi divine, au-dessus de toutes les justices terrestres, qui gouverne l'univers (karma) et veille à sa réalisation (dharma). Cette loi n'est pas une punition. Elle permet à l'homme, par son libre-arbitre, d'être ensuite le juge de ses actes.

Pour le théosophe, chaque être humain peut connaître le divin. Pour cela, le divin ne doit jamais être dissocié de l'humain, l'esprit du corps. Dieu est en tout et en chaque chose et il emprunte un langage spontané, naturel pour nous parler. De cette façon, tout ce qui est en haut est en bas et tout ce qui est en bas est en haut. C'est ainsi que l'être humain peut connaître le "Corps de Vérité" qui transcende toutes les religions pour devenir religion en soi, c'est-à-dire reliance entre tous les êtres. (3)

On retrouve les principes de la théosophie dans le Sanatana Dharma ou Vérité éternelle.

Le Divin est Présence absolue dont la manifestation est le Verbe créateur et chacun d'entre nous peut comprendre ce verbe, parler cette langue universelle s'il cultive en lui son désir de connaître par son coeur Le Coeur de l'Originelle Vérité.

1 Porphyre de Tyr, philosophe antique néoplatonicien, c'est-à-dire reprenant les concepts philosophiques de Platon

2 La Société Théosophique de France

3 "Religion" vient du latin "religiare" qui signifie "relier"